C'est fou comme l'homme s'adapte vite...
En si peu de temps, il peut faire semblant qu'ailleurs est chez lui, et que chez lui, n'est plus ailleurs... J'ai laisser une partie de mon coeur dans une ville de l'Europe... dans un quartier, dans un train, dans une rue, dans un métro, dans un nom de station... j'ai laisser mon coeur à Berg-am-Laim.
Berg-am-Laim... Je n'y suis jamais aller. Je n'y ai jamais mis les pieds. Pourtant, tous les matins, je passais devant, j'entendais son nom. Il était là, mais je n'y pensais pas. Ce n'était qu'un nom sans visage, qu'une ville sans rue. Je ne pensais pas, que d'entendre son nom, dite par cette voix froide et métallique, me manquerait.
Pourquoi celle-là ? Pourquoi pas une autre ? Pourquoi pas celle de laquelle je descendais et montais tous les jours ? La réponse me reste toujours inconnu... mais lorsque j'entends dans ma tête, cette fameuse voix robotique articuler exagérement : Nächste Halt... Berg-am-Laim. Mon coeur se serre, explose, tente de s'arracher de ma poitrine. Pourquoi ? Demandez à mon coeur... il vous répondra peut-être.
J'ai laisser mon coeur à Berg-am-Laim